Biographie
Denis Meylan - Bouillon
Artiste-humoriste-animateur-caborelliste, importateur de vins sardes,
restaurateur, philosophe-auteur.
Fan de foot, de ski, de sport, de cinéma, de spectacles, de vins, d'amitiés.
Né à La Vallée de Joux, L'Orient.
| 1947- 1958 |
Ecole à L'Orient |
| 1958-1964 |
Collège secondaire du Chenih, courses de ski |
| 1964-1968 |
Ecole normale d'Yverdon, 1er volée ski, foot (2ème
ligue), "Grande chance" TV+Radio |
| 1968-1974 |
Instituteur au Château de St-Croix, Thierrens, St-Cergues
Fondation FC Thierrens, Revue, théâtre campagnard, prof de ski |
| 1974-1982 |
Cours de cafetiers
Gardien de piscine et club alpin
Spectacles partout en Suisse romande, revue de Servion
Disques 45 et 33 tours
Ski et Club Med |
| 1979 |
Mariage avec Antoinette "Toinon" Meylan |
| 1982-1989 |
Spectacles: "Quoi de Gare; HLM, revues de Nyon et Le
Mont"
CD, animation Lausanne-Sport
Naissances des enfants: César (80), Zoé (83), Simon (85)
Saisons de ski |
| 1989-2006 |
Café-théâtre L'Entracte à Denezy
Spectacles (Dans toute la Romandie)
Promasens, mise en scène, CD
Spectacles: "1998 - Brigands du Jorat", "1991 - L'affaire de Thierrens"
1990 - Décès du Petit Simon (5 ans)
Arrêt Buffet (TV)
Les Niolus
Revue de Thierrens
Comptoir de Denezy |
| 1991 |
Naissance du soleil Lucien |
| 2000 |
Séparation d'avec "Toinon". Partage aujourd'hui sa vie
avec Florence |
| 2006 |
Spectacles à Denezy et Grand spectacle "Ma cabane aux
illusions" |
| 2008 |
40 ans de la Grande Chance et Mai 68 |
| Juin 08 |
40 ans de l'Ecole Normale d'Yverdon |
| 12-13 sept. 08 |
Reprise des spectacles à l'Entracte |
| Nov.-déc. 08 |
Revue de Thierrens |
| 2009 et 2010 |
Gardien de la cabane du Cunay CAS Val de Joux |
Articles de presse
L'Echo du Gros-de-Vaud
Denis Meylan, dit
«Bouillon»: un style de vie
L'Entracte, pinte-cabaret, accueille des stars romandes et les découvertes coups de coeur du patron pour ses soirées-spectacles.
Un programme entre humour flash, chansons et années
«virtuo-irréelles».
Denis Meylan vit au rythme de son enthousiasme, de son humeur et des saisons. La soixantaine
passée, il parle de son avenir, des projets qui fourmillent dans sa tête. Entre
les mots se glisse discrètement un brin de nostalgie. Se sent-il un peu seul
entre ses quatre murs? Cherche-t-il cet esprit de solidarité là où il n'existe plus? L'envie de renouer avec les amis des débuts,
ceux par qui tout arrive et rien ne se perd, n'est pas étrangère au choix de son programme printanier.
«La chaleur des souvenirs est une lumière dans le coeur. Les 40 ans de la Grande Chance, le spectacle des Brigands du Jorat, les débuts de la Revue de Thierrens,
les deux Frères Piguet de la Vallée.... tant de merveilleuses amitiés ont traversé ma vie . Je les considère comme de précieux cadeaux».
L'amuseur des foules, l'homme aux multiples histoires drôles, rêve de poésie, de vérité, de tendresse et de soleil. Gesticulant dans
sa cuisine, il prépare des pâtes al dente l'oeil coquin. Demain est un autre jour, les petits coups de blues laissent place aux projets
et le sportif fait surface.
«Ancien instructeur de ski, j'aime les traversées dans la poudreuse. La nature m'apporte un équilibre et
pendant l'effort j'ai le temps de gamberger». Denis avance dans la vie d'un bon pas, le voyage se poursuit désormais sur un chemin plus
personnel. «J'aimerais partir à travers la Suisse pendant une année et présenter un spectacle de village en village. Sortir de la routine
le temps de recharger les batteries et revenir l'esprit neuf et ouvert pour de nouvelles aventures».
«Bouillon» vit avec ses soleils et ses brumes. Son printemps de choc mijote entre cuisine, bar et scène. Vendredi 18 et samedi 19 avril,
il teste toutes ses «nouvelles» insolites et interdites et reçoit ses potes Cricri, Filippo, Sergio, Croguignet et le public.
Le Matin
Quant il y a des bougies et la guitare de Sarclo ou de Bühler, c'est
idyllique. Je suis déchiré entre deux feux. Au fond de moi, je suis un peu
fatigué, mais je tiens à cette pinte comme à la prunelle de mes yeux. Je
vais donc alléger la programmation.
J'ai des années de vol derrière moi, mais il semble que, selon ma fille
qui était récemment au MAD, j'ai un succès fou auprès des jeunes.
24 Heures
Le pseudonyme de Bouillon lui colle à la peau depuis son enfance, passée
à la vallée de Joux. Et son indéniable talent de bouffon, il l'avait déjà
tout au long des études qui l'ont conduit au brevet d'instituteur avec la
première volée de l'Ecole normale d'Yverdon-les-Bains. Mais c'est surtout
dans le Jorat et le Gros-de-Vaud que l'humoriste, 44 printemps, a fourbi ses
armes. Actuel cotoyen de Poliez-le-Grand, il a enseigné à Thierrens de 1968
à 1973.
Il était tout naturellement venu à la scène après avoir remporté, en
compagnie de Michel Bühler, le premier prix du concours radiophonique "La
Grande Chance".
"mon hobby, c'est tout simplement la vie, déclare-t-il.
Journal Nord Vaudois
Nous avons vécu ici déjà des moments magiques. Presque tous les artistes
de Suisse romande sont venus à Denezy. Nous avons accueilli aussi bien des
gars qui débutaient, que d'autres chevronnés. Ici, un artiste voit
réellement quelle est sa cote.
Et le FC Thierrens dans tout cela ?
Ah, ça, c'est ma demi-fille de joie. On l'aime, on la repousse, on la prend
dans ses bras. On voudrait l'habiller différemment, lui mettre des hauts
talons pour qu'elle voie plus haut, mais elle reste là, laborieuse, en 3e
ligue. Et c'est comme ça qu'on l'aime...
Sur les ondes, vous les interpellez souvent en les appelant "mamis".
Qui sont-elles en définitive ?
Les "mamis", c'est cette fameuse catégorie de femmes extraordinaires, qui se
sont casées depuis 35 ans et qui espèrent secrètement donner un coup
de canif dans le contrat.
Quel souvenir gardez-vous des Brigands du Jorat ?
Une expérience extraordinaire. Plus que joué, nous avons véritablement vécu
dans la forêt. Pendant un mois, c'était une tranche de vie mémorable. La
seule fois que j'ai voulu rentrer, j'ai tourné avec ma 2CV...
24 Heures
Denis Meylan, dit Bouillon car il envoyait le ballon dans l’Orbe.
« Bouillon ? Le gros qui raconte des histoires grasses et machistes ? » Non, Bouillon, le sportif aimant un peu trop la bonne chère,
le metteur en scène amer, le père de famille ébranlé par une histoire d’amour.
« Ouais, je ne sais pas trop pourquoi je me suis retrouvé affublé de cette image de macho rustique, alors que j’ai toujours respecté certaines limites. Je lis pourtant
Femina avec intérêt toutes les semaines », assure le géant barbu avec son inimitable accent vaudois, en débouchant une bouteille de Saint-Saph’ sur le balcon de son appartement à Grandvaux.
Bouillon selon Denis Meylan – son vrai nom – c’est un contestataire bohème, un pur Vaudois un peu fainéant, qui se sent chez lui partout dans le canton. En un mot, une « pèdze » :
« C’est vrai que j’en ai fait, des théories, dans des cuisines en buvant de la pomme. Mais je le paie : même si je joue de mon poids sur scène, je suis comme tous les gros, je préférerais m’en passer. »
Contrairement aux apparences actuelles, l’homme possède un riche passé de sportif. Ancien prof de sport et détenteur du brevet d’instructeur de ski, il a aussi fondé le FC Thierrens
et s’est occupé de la promotion du Lausanne-Sport dans les années 1980. Même son surnom recèle une origine sportive. « Gamin je jouais au foot dans mon village de L’Orient à la vallée de
Joux. J’avais le pied puissant et j’envoyais un peu trop souvent le ballon dans l’Orbe. Les copains me chambraient en disant que j’avais mangé trop de bouillon. C’est comme ça que c’est parti. »
C’est encore le sport qui l’a amené à la mise en scène, puisque la naissance du FC Thierrens a été accompagnée par celle de la revue annuelle du Football Club. « J’ai découvert dans le Jorat
une immense liberté dans l’organisation des fêtes. Tout le monde était d’accord de marcher avec moi, sans soucis de lois ou de pognon. Il en est resté des amitiés extraordinaires.
Le succès de la revue, mais surtout les deux spectacles en plein air, Les Brigands du Jorat, en 1998, et L’affaire de Thierrens, trois ans plus tard, auraient pu lui ouvrir des portes.
Ça n’a pas été le cas. « Je n’ai jamais été reconnu par les nomenklatura artistique du canton. On ne m’a jamais rien proposé, si ce n’est Les Niolus à la radio, où on a travaillé cinq ans
bénévolement. Aujourd’hui, je suis serein. Mais il reste une petite amertume. »
Regrets aussi, quand, l’automne dernier il a dû se résoudre à mettre la clé sous le paillasson de L’Entracte, son café-théâtre de Denezy. « Je ne me suis pas assez investi.
C’était un rêve qui a duré presque vingt ans, mais, à la fin, je devais faire des spectacles à l’extérieur pour payer les charges ».
Bouillon n’est toutefois pas du genre à s’enfuir sans laisser d’adresse. Et son engagement pour le Comptoir de Denezy, qui ouvre ses portes ce soir, en est la meilleure preuve.
« Il y a quinze ans, je me suis retrouvé avec un copain au Salon des gourmets de Joinville-le-Pont (F). On a fait les malins et raconté qu’on avait aussi ce genre de comptoir chez
nous. En rentrant, dans le train, on s’est dit qu’il fallait dès lors assumer. »
Denis Meylan l’a fait, comme pour sa vie sentimentale, forcément passionnée. « J’ai épousé ma Toinon en 1979. On a eu quatre enfants et la douleur d’en perdre un accidentellement.
Et puis un jour, je suis tombé fou amoureux de Flo, avec qui je vis actuellement. Mais on a presque trente ans d’écart et j’ai beaucoup culpabilisé. Une passion, c’est beau à vivre, mais
ça vous laisse des séquelles. » Les poèmes qu’il écrit à sa douce sur les murs de la cuisine prouvent toutefois que son amour reste vivace pour celle avec qui il a vécu six mois en cabane dans les vignes.
Ces histoires et tant d’autres, le « gros qui raconte des blagues machistes » les contera encore cet été. Pour six semaines, il sera gardien de la Cabane de Cunay, logée dans la vallée de Joux de son enfance.
Il fera la cuisine pour ses copains et pour les marcheurs. Qui ne tarderont pas à devenir des copains.
Le Quotidien Jura
L'été, pendant la pause du football, il profite de voyager: "J'aime
partir, mais pas longtemps, mes sapins me manquent"
Plutôt aventuriers pour un Vaudois, Bouillon aime les tournées. Et
particulièrement dans le Jura où il a amené sa petite troupe souvent (1993,
87, 93, 97), pour animer des soirées, des fêtes de villages.
Bouillon Animation - Humoriste, animateur - Tél. 079 / 305 52 73
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